Flux
Articles
Commentaires

dignité

Je fais partie de ces gens agaçants qui écoutent France Cult et qui aiment ça. Ce n’est pas pour me la jouer intello-bobo-snob ,  c’est juste que c’est la seule radio que je trouve supportable à bien des points de vue. En vrac: le manque d’émission trash où l’on apsse son temps à se couper la parole en se hurlant dessus, l’absence totale de pub et la quantité relativement faible de malhonetteté intellectuelle. Ajoutez à cela une orientation politique clairement orientée vers la défense du service public sous toutes ses formes, un ton neutre qui ne donne pas l’impression que les présentateurs ont passé toute  la nuit à prendre de la coke avec Carla, des émissions de fond sur des sujets variés et pas racoleurs, et vous comprendrez que j’apprécie ce que l’on y raconte.

Il y a pourtant des sujets sur lesquels, comme tous les médias franchouillards, ils restent hermétiquement bornés.

Ce matin, donc, comme quasiment tous les jours, j’étais là, fidèle au poste. Les sujets principaux étaient  la motion qui vient d’être déposée concernant le voile intégral et le forum social de Porto Alegre.

Quel rapport avec le végétarisme, les animaux et leurs droits, me demaderz vous?

A priori, aucun. Amoins que… Il a beaucoup été question d’une notion qui semblait tenir à coeur à tous les intéressés – la dignité. Et puis une phrase, une petite phrase est revenue si souvent que n’arrivais pas à comprendre que l’on en soie encore là, sur une radio de gens prétendument cultivés, qui croient avoir du recul sur le quotidien. Une toute petite phrase donc, mais si lourde de la vision duelle que la majorité des gens continuent à avoir du monde: « on ne peut pas traîer les hommes comme des animaux ou des marchandises ». Des animaux. Des marchandises. Nous et eux. On ne peut pas appliquer la logique économique, la logique de productivité, à l’homme. Ce n’est pas moral. L’homme a besoin de sauvegarder sa dignité; « l’homme n’est pas seulement un animal » et à ce titre, il aurait le droit de ne pas être traîté comme une marchandise.

Et comme à chaque fois, me voilà confrontée à l’incompréhension. Au nom de quels principes dépassés défend-on la dignité humaine sans réaliser à quel point appliquer une logique productiviste à l’animal est tout aussi indigne, plus, même peut-être, puisqu’elle est imposée à des sans-voix qui n’ont que nous pour leur en donner une? De quel droit peut on se targuer d’humanisme alors que l’on cautionne ce massacre silencieux, institutionnalisé, légalisé et aspeptisé? Comment ne pas voir que c’est exactement le genre de phrase qui valide et justifie l’équation animal = marchandise?

La réponse, malheureusement, est simple. A la phrase « on ne peut pas traîter les humains comme des animaux » la plupart des gens applaudissent. Bien sûr qu’on ne peut pas, on n’est pas des animaux, ou tout du moins, pas « que » des animaux. Personne ou presque, à l’écoute de ce discours ne se demandera comment on traîte réellement les animaux. Quel intérêt? Ce ne sont « que » des animaux. Pas besoin de dignité pour eux, ils ont les étourdisseurs

Comme tous les dimanches en automne et en hiver, mon premier geste est de regarder par la fenêtre. Comme tous les dimanches, peur qu’il fasse beau, que le soleil et le beau temps soient de sortie.Et ce matin, en regardant par la fenêtre, j’ai tout de suite vu que ça allait être un de ces dimanches-là.

Et bien sûr, ça n’a pas raté. En me promenant, j’ai vu le défilé habituel de casquettes oranges, de gilets jaunes et de treillis verdasses, l’air abruti avec les fusils non cassés, qui regardent passer les voitures, le regard vide et parfois aviné. Comme tous ces dimanches-là, des meutes de chiens hurlants tirent désespérément sur leurs laisses. Je ne sais pas qui se plains le plus, de ces chiens ou de leurs proies. Et comme à chaque fois, je suis partagée entre la colère et l’envie de pleurer, larmes de rages et de tristesse mêlées.

Il y a des jours où j’en ai marre. Marre de vivre une région d’abattoirs, de chasseurs, une région où mes élèves parlent fièrement de leurs papas chasseurs, de comment on tue le cochon chez leurs grand-parents. Cette indifférence à l’horreur qu’ils font subir, si universellement partagée. Je sais que beaucoup de mes élèves, avant le CM2 auront déjà tenu un fusil. Comment continuer à avancer dans un monde pareil?

Mais parfois il y a de petits moments de grâce et d’espoir, comme cette élève de GS qui se met à pleurer en voyant une dame avec un manteau de fourrure et qui me dit à travers ses larmes »moi j’aime pas quand on tue les animaux pour faire des habits! » Alors, on se dit que peut-être, notre goutte d’eau dans cette marée noire de souffrance n’est pas totalement inutile.

Je suis une grande fan de lait d’avoine. Mais d’une part, ce n’est pas donné, d’autre part les coop bio se trouvent à au moins une demi-heure de voiture de chez moi. Donc pas très écolo ni très pratique tout cela.
C’est en partie en pensant à mon cher lait d’avoine que j’avais acheté ma soyabella… quelle déception de voir qu’il n’y avait pas de recette prévue pour ma boisson préférée!
De recette infructueuse à carrément immonde, j’ai fini par trouver le bon dosage, aujourd’hui très précisémment.
Bon, il y a un des ingrédients dont je ne suis pas très fière: l’édulcorant. J’ai pourtant essayé le sirop d’agave (plusieurs marques), le sucre blanc, roux, le sucre de canne non raffiné, mais seul le goût de celui avec un peu d’aspartam me satisfait réellement pour le moment. Libre à vous d’adapter….
- 80g d’avoine en flocons (je prends Quacker Oats)
- 20g d’amandes effilées
- 1/2 c à c d’arôme d’amandes
- 1 pincée de sel
- 1 c à s d’édulcorant en poudre
- 900 ml d’eau

Faire tremper les amandes et les flocons pendant 5-6h. Jeter l’eau de trempage.
Verser l’eau, le sel, l’édulcorant, l’arôme amande dans le bol inox. Mettre l’avoine dans le panier pour faire le lait de riz et non le lait de soja. Presser la fonction mill 6 ou 7 fois.
Et voilà, un lait onctueux, délicieux, parfait.

Pour le temps de conservation, je vous dirai ça si je ne le finis pas dans la foulée. Personnellement je conserve mes laits végétaux maison dans un pîchet thermos, c’est ce que j’ai trouvé de plus efficace pour le moment.

Enfin de retour…

Un premier trimestre chargé en terme de travail, je n’avais pas le temps de faire beaucoup de cuisine, et entre moins de poster ou de participer à des fora. .. mais je prends le rythme, je peux me poser un peu à nouveau et faire de nouveaux essais culinaires. A très bientôt pour de nouvelles recettes, donc!

crumble aux pommes

Peu de temps en cette période de rentrée pour cuisiner, prendre des photos… tout s’enchaîne je ne vois pas les jours passer.

Mais j’ai décidé de me réconforter ce dimanche avec une de mes recettes d’automne préférées: le crumble aux pommes.

Ingrédients:

8 pommes de taille moyenne

1 tasse de farine complète

200g de margarine végétale

2 cuil à soupe d’huile neutre (mélange de 4 huiles type isio 4 ici)

4 cuil à soupe de sirop d’agave

100 g de sucre roux non raffiné

100 g de raisins secs

Cannelle

Gingembre frais

Couper les pommes en 4, enlever le coeur puis les couper en tranches fines dans un plat à tarte en pyrex. Arroser de 2 cuil à soupe d’huile, ajouter les raisins secs et le sirop d’agave. Mettre au four à 180°C pendant 15-20 minutes.

Pendant que les pommes cuisent, mélanger le beurre, la farine et le sucre de manière à obtenir une pâte sablée très épaisse. Nostalgiques du beurre salé (comme moi…) vous pouvez rajouter du sel à la préparation (j’en mets pas mal, mais ceux qui n’ont pas l’habitude de cuisiner au beurre salé peuvent ne pas aimer, donc c’est à vous de voir).

Sortir le plat de pommes du four, laisser refroidir un peu (une dizaine de minutes) avant d’éjouter la cannelle, un peu de gingembre finement râpé et la pâte à crumble. La pâte doit s’émietter en morceaux de la taille d’une noisette.

Repasser une quinzaine de minutes au four à 220°C. Servir chaud ou riède, avec éventuellement un peu de yaourt soja nature sur le dessus (rappelle le nappage à la crème épaisse) ou, si vous en avez de la crème de soja aigre.

Pause…

mon blog est en vacances, moi aussi…  à très bientôt pour de nouvelles recettes d’automne.

tartare de steak de soja

Pas de photo sous la main pour le moment, je la posterai quand j’aurais remis la main sur mon câble.

Pendant des années, le steak tartare m’avait manqué, et je me demandais comment faire pour imiter au mieux ce plat. J’avais déjà fait des essais auparavant, mais aucun ne m’avait réellement convaincue auparavant. Mais là je trouve que ça se rapproche de ce que j’aimais dans le « vrai » pour autant que je m’en souvienne, à savoir un mélange de piquant et d’acidité qui picote la langue et une texture moelleuse mais ferme.

Pour 1 steak

- un steak de soja sojasun fines herbes

- 3 cuil  à café de câpres

- du persil frais et quelques feuilles de roquette

-1/2 citron

-1/2 oignon

- 1 cuil à café de moutarde au vinaigre balsamique

- 1 cuil à café de sauce soja

- 1 cuil à soupe de ketchup

-2 cuil à café d’huile de noix

- poivre

Couper la moitié d’oignon en très petits dés, ciseler le persil et la roquette. Dans un bol, émietter le steak de soja, ajouter une cuil. à café d’huile,  les câpres, l »oignon, les herbes, le ketchup, le jus du demi citron le poivre  et le vinaigre. Mélanger de manière à ce que tous les ingrédients soient intimement liés, goûter, rectifier l’assaisonnement si besoin.

Huiler soigneusement les bords d’une tasse ou d’un verre. Tasser le mélange dans le verre le plus possible, de manière à ce que le dessus du mélange soit plat. Mettre au frigo pendant 1 à 2 heures.

Au moment de servir, passer un couteau sur les bords du verre et le renverser au milieu d’une assiette. Si le verre est bien huilé et le mélange bien tassé, le tout sort sous forme d’un petit cylindre.

Servir avec de la salade verte et des quartiers de pommes de terre au four.

seitan au four

Ingrédients secs:

250 ml de gluten de blé

3 cuil à soupe de Maïzena

4 cuil à soupe de levure maltée

mélange d’épices pour tajine

1 cuil à soupe de bouillon de légumes (ou un cube émietté)

2 gousses d’ail écrasées

ingrédients humides

50 ml de lait de soja

100 ml de thé noir  fumé

100 ml de sauce soja

4 cuil à soupe d’huile

5 cuil à soupe de ketchup

Mélanger les ingrédients secs entre eux, les ingrédients humides entre eux, puis ajouter les ingrédients humides aux ingrédients secs. Bien malaxer le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte qui doit être légèrement plus liquide que le seitan que l’on destine à la cuisson dans le bouillon.

Mettre dans un moule type moule à cake préalablement huilé, couvrir avec du papier d’aluminium et mettre au four à 180°C pendant au moins une heure (le seitan est prêt quand le couteau ressort propre, comme pour un gâteau)

Ce seitan est bien plus consistant et compact que le seitan cuit au bouillon, ce qui est un avantage si l’on veut faire des brochettes. Il peut également servir à faire des plats où l’on a besoin de tranches qui ne se délitent pas, et peut être consommé froid en tranches pour faire des sandwiches.

Attention à ne pas rajouter de sel dans les plats car avec la quantité de sauce soja et le bouillon il est déjà assez salé.

Habitant à la campagne, je suis souvent invitée à des barbecues. en général, les gens sont très démunis quand ils se retrouvent avec un végétarien à un barbecue. on se retrouve donc à manger des chips et de la salade verte, avec, au mieux, une brochette de légumes.

Maintenant je prends les devants, en emmenant de quoi faire des brochettes, et une salade typiquement anglo-saxonne qui figure traditionnellement aux barbecues d’outre-atlantique, ici dans sa version vegan.

Les brochettes:

ici, nous avons

- seitan au four

- tomates-cerises

-oignons

- champignons

Bien sûr on peut aussi ajouter des poivrons, tranches de courgettes, d’aubergiens … si vous avez d’autres  idées de légumes, n’hésitez pas, ça m’intéresse!

Le seitan au four rend la brochette plus ferme, et permet donc de la cuire sur une grille, mais il ne faut pas oublier de mettre un peu d’huile (le mieux est avec in pinceau) dessus, sinon elles collent un peu trop.

Faire mariner les cubes de seitan dans un mélange composé de 1/3 de sucre, 1/3 de vinaigre 1/3 de ketchup pendant au moins 2 heures.

Une fois les brochettes faites, les arroser à nouveau avec la marinade restante.

Cole slaw vegan

1 chou blanc

4 grosses carottes

2 oignons rouges

400g de yaourt soja

1/2 verre d’huile

de l’aspartam en poudre (oui je sais c’est mal, mais c’est celui qui se dissout le mieux dans les sauces froides)

vinaigre de canneberge (trouvable chez Ikéa) ou sinon vinaigre de cidre – 125 ml

Huile végétale au goût neutre (par exemple les mélanges type isio 4) – 125 ml environ

Ketchup

Sel, poivre, graines de sésame (facultatif)

A faire la veille si possible, et sinon au moins 2 heures avant.

Couper le chou en lamelle fines, l’oignon rouge en petits dés,  râper la carotte.

Pour la sauce: mélanger tous les ingrédents, pour la quantité de ketchup et d’aspartam, c’est au goût de chacun, mais le cole slaw est une salade un peu sucrée, donc personnellement j’en mets pas mal (5 cs bien remplies de chaque).

Mettre au frais pendant 2 h minimum, le mieux étant de préparer le matin pour le soir, ou la veille pour le midi.

brochettes

Soyabella et tofu box

Ca y est , je me suis enfin décidée pour une machine à fabriquer des laits végétaux.

Depuis bientôt deux ans, j’hésitais pas mal à m’en acheter une, car c’est tout de même assez cher, mais quand on habite dans un coin un peu paumé, loin des coop bio et qu’on est une grande consommatrice de laits végétaux, le choix s’impose au bout d’un moment.

Le premier avantage, le prix. Pour une machine que l’on trouve autour de 150 euros, on peut rapidement réaliser lait de soja, avoine, riz, quinoa, amande, noisette, épautre … pour moins de 0.15 euros le litre, électricité comprise. Le lait de soja se trouve à plus d’un euro le litre en coop bio, le moins cher que j’aie trouvé en supermarché est à 99 centimes, quand aux autres laits, amande, noisettte, avoine etc… ils dépassent souvent les 2.50 euros.

Second avantage, la flexibilité, si vous voulez du lait vanillé, aromatisé, facile, il suffit d’ajouter les épices au moment de la fabrication.

La machine que j’ai choisie, la Soyabella (merci encore Sarah de me l’avoir faite découvrir!) permet également de faire très rapidement des soupes.

La Soyabella:

sojamilchbereiter_soyabella_g

Pour la compléter, j’ai également investi dans une presse à tofu, pour les mêmes raisons que la machine – marre de manger du tofu Bjorg pas bon, envie d’ajouter des herbes et des goûts à mon tofu au gré de mes envies.

1245701530_tofu_kit_lr

Premiers essais dans une semaine environ…

Et où trouver tout cela?

Un début de réponse en cliquant sur les liens.

La soyabella

Sa concurrente la soyquick (que l’on peut acheter direct avec la tofu box, mais qui ne fait pas de soupes)

et ma presse à tofu (on en trouve plein de modèles différents, on peut également le fabriquer soi-même, l’acheter en épiceries asiatiques….)

Messages Plus Anciens »